Le mémorandum d’entente signé le 7 octobre 2026 à Yaoundé vise à faciliter la concrétisation de projets en s’appuyant sur la solidité d’un groupe bancaire panafricain, au service d’un accompagnement financier éthique et conforme aux principes de la Charia.
Faciliter la concrétisation de projets en mettant à contribution la solidité d’un groupe bancaire panafricain, son ingénierie financière éprouvée et ses leviers d’investissement, au service d’un accompagnement financier éthique et conforme aux principes de la Charia. Tel est l’objectif majeur du mémorandum d’entente signé le 7 octobre 2026 à la Maison de la First Bank, à Yaoundé, entre Afriland First Bank et Savana Islamic Finance.
Les documents y afférents ont été respectivement paraphés par Hamadou Mamoudou, directeur de la finance islamique chez Afriland First Bank, et Oumarou Mouctar, directeur général de Savana Islamic Finance S.A. Cet accord intervient au lendemain de la signature d’un autre partenariat avec l’Islamic Corporation for the Development of the Private Sector (ICD), lors des Journées de la Banque islamique de développement (BID) organisées à Yaoundé. Celui-ci porte sur une facilité de financement syndiquée pouvant atteindre 50 millions d’euros, soit environ 32,8 milliards de Fcfa.
Cet accord constitue une marque de confiance et une reconnaissance internationale du modèle de finance islamique, qui privilégie le financement des activités productives, la création de valeur durable et le partage des risques entre les parties prenantes. Au-delà de sa dimension symbolique, il ouvre de nouvelles perspectives pour le développement des activités de finance islamique d’Afriland First Bank.
Il devrait notamment renforcer la capacité de la banque à mobiliser des ressources conformes à la Charia, à financer davantage d’entreprises et à soutenir, à plus grande échelle, des projets créateurs de valeur dans les secteurs stratégiques des économies de la sous-région.
Afriland First Bank, pionnière de la finance islamique au Cameroun
Se présentant comme pionnière de la finance islamique au Cameroun, Afriland First Bank dispose d’un certificat de conformité à la Charia ainsi que d’une autorisation de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), deux éléments qui contribuent à asseoir sa crédibilité dans ce domaine au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
Partenaire du Groupe de la Banque islamique de développement (BID), elle participe à la promotion de la finance islamique dans la sous-région à travers sa fenêtre dédiée, dénommée Afriland Finance islamique. Les produits proposés dans ce cadre sont présentés comme conformes aux principes de la Charia, ou loi islamique, et alignés sur les normes internationales de l’Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions (Aaoifi).
Depuis l’ouverture de son premier guichet islamique en 2015, la banque affirme œuvrer à la promotion d’une finance éthique, inclusive et équitable. À travers sa direction dédiée, elle accompagne également l’État du Cameroun en qualité d’organe technique et financier dans le cadre du guichet unique du Hadj. Ce dispositif lui permet d’assurer, depuis plus de quinze ans selon les informations communiquées, l’encadrement et le suivi des pèlerins camerounais en Arabie saoudite, tout en contribuant au développement d’un écosystème de finance islamique en Cemac.
À propos de Savana Islamic Finance
De son côté, Savana Islamic Finance s’est fixé des objectifs ambitieux en matière de renforcement des capacités économiques, de développement durable et de promotion de la finance islamique. La structure œuvre également en faveur de l’inclusion financière, notamment à travers l’extension progressive de sa couverture territoriale grâce à des agences fixes et mobiles. Elle intervient dans des secteurs d’activité porteurs et contribue au renforcement des capacités des microentrepreneurs.
Le modèle économique adopté par Savana Islamic Finance vise à promouvoir la rentabilité et la pérennité des microprojets financés. La structure entend également développer des produits financiers innovants, compatibles avec les valeurs éthiques et sociales, et améliorer l’inclusion financière grâce à des services numériques accessibles à distance. Le renforcement des capacités des microentrepreneurs, à travers des mécanismes de financement adaptés à leurs besoins et à la viabilité de leurs projets, figure également parmi ses priorités.