Gabon : Le président Oligui Nguema recompose son équipe gouvernementale

Le remaniement ministériel effectué le 11 octobre 2026 par le président Brice Clotaire Oligui Nguema maintient Hermann Immongault au poste de vice-président du gouvernement, et porte de 30 à 32, le nombre de portefeuilles ministériels.

Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a procédé, dimanche 11 octobre 2026, à un remaniement de son gouvernement. La nouvelle équipe comprend 32 membres, auxquels s’ajoute le vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, qui conserve ses fonctions. Selon les décomptes publiés par les médias gabonais, cette recomposition se traduit par huit entrées, cinq départs et plusieurs permutations au sein de l’exécutif. Elle intervient dans un contexte où les attentes en matière de résultats économiques et sociaux restent fortes.

Parmi les principales particularités de cette nouvelle configuration figure la réduction du nombre de ministres d’État à deux. Brigitte Onkanowa conserve la Défense nationale, tandis qu’Ulrich Manfoumbi Manfoumbi reste chargé des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique. À l’inverse, l’Éducation nationale perd ce rang protocolaire avec le départ de Camélia Ntoutoume Leclercq, remplacée par Jacqueline Ilogue épouse Bignoumba, précédemment ministre du Travail.

Des secteurs prioritaires réorganisés

Les huit nouveaux entrants sont : Olivier Mouckocko, à l’Accès universel à l’eau et à l’énergie ; Lambert Mouvinde Millot, aux Travaux publics et à la Construction ; Emmanuel Eyeghe Nze, au Commerce, à l’Industrie et à la Transformation ; Raïssa Nana épouse Ghogho, aux Affaires sociales ; Georges Christian Waza, à la Pêche et à l’Économie bleue ; Axel Jesson Ayenoue, au Tourisme durable et à l’Artisanat ; Stephen Olouna Mouba, à l’Environnement et au Climat ; ainsi que Malcom Emery Djenno Ngomanda, nommé ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur.

Les cinq départs concernent Camélia Ntoutoume Leclercq, Philippe Tonangoye, Jean-François Ndong Obiang, Lubin Ntoutoume et Armande Longo épouse Moulengui. Au-delà des personnes, le remaniement redessine plusieurs périmètres ministériels. Le Commerce et l’Industrie sont réunis sous une même autorité, tandis que l’Environnement et les Eaux et Forêts disposent désormais de portefeuilles distincts. Le ministère des Travaux publics change également de titulaire, Edgard Moukoumbi étant affecté à l’Intérieur, à la Sécurité et à la Décentralisation.

Les mouvements se poursuivent avec la nomination d’Adrien Nguema Mba au Travail, de Marcelle Ibinga épouse Itsitsa à l’Enseignement technique et à la Formation professionnelle, et d’Aimé Martial Massamba à la Réforme et aux Relations avec les Institutions. La nouvelle équipe compte par ailleurs neuf femmes, selon les informations publiées sur sa composition.

L’obligation de résultats en ligne de mire

À travers cette recomposition, le chef de l’État semble vouloir réajuster son dispositif gouvernemental autour de dossiers qui touchent directement les populations et l’activité économique. L’accès à l’eau et à l’électricité, l’état des infrastructures, la création d’emplois, la transformation locale des matières premières et la maîtrise du coût de la vie constituent autant de chantiers déterminants.

La nomination de nouveaux responsables ne suffira toutefois pas à produire les changements attendus. Les résultats dépendront de leur capacité à accélérer l’exécution des projets, à améliorer la coordination entre administrations et à traduire les orientations politiques en réalisations mesurables. La réunion du Commerce et de l’Industrie pourrait favoriser une meilleure articulation entre production et débouchés, tandis que la séparation de l’Environnement et des Eaux et Forêts appelle une coordination renforcée pour éviter la dispersion des moyens.

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