Loi de Finances : La RCA table sur un budget de 368,43 milliards de Fcfa en 2026

Le projet présenté aux députés le 13 novembre 2025 par le ministre Hervé Ndoba, est en hausse modérée de 0,34%, témoignant d’une politique de prudence fiscale adaptée aux contraintes macroéconomiques mondiales.

Pour l’exercice 2026, la République Centrafricaine (RCA) table sur un budget de 368,43 milliards de Fcfa, en hausse de 0,34 % par rapport à celui de 2025. C’est ce qui ressort du projet de loi de Finances 2026 présenté aux députés par le ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, le 13 novembre dernier à Bangui.

Pour le prochain exercice budgétaire, les pouvoirs publics misent sur une politique de prudence fiscale adaptée aux contraintes macroéconomiques mondiales. La mobilisation des recettes internes reposera donc, sur des réformes structurantes, telles que la dématérialisation fiscale et l’élargissement de l’assiette afin d’accroître la transparence et l’efficacité dans la collecte et la gestion des impôts et taxes.

Par ailleurs, les dépenses publiques sont projetées à 396,35 milliards de Fcfa. Une part belle sera consacrée aux mesures sociales pour améliorer le bien-être des populations. Il sera aussi question de poursuivre les programmes de modernisation de l’administration et de financer les prochaines échéances électorales.

Une gestion prudente de la dette publique

Parlant de la mobilisation des ressources financières, le gouvernement centrafricain s’engage dans une gestion prudente de la dette publique dont l’encours s’élève à 1 082,86 milliards de Fcfa, soit 58,67 % du produit intérieur brut (PIB), selon le ministère centrafricain des Finances et du Budget. Il entend poursuivre une trajectoire de réduction progressive, visant un ratio dette/PIB de 40 % d’ici 2030. « Cette stratégie de gestion rigoureuse, articulée autour de l’amélioration continue des recettes et d’un endettement maîtrisé, constitue le socle de notre politique macroéconomique en faveur de la stabilité et de la résilience économique », indique l’autorité monétaire centrafricaine.

Le présent projet de loi s’appuie sur les analyses macroéconomiques récentes. D’après elles, la croissance mondiale devrait ralentir légèrement d’ici 2026, avec une inflation en baisse et des signaux de reprise, notamment dans les pays riches en ressources naturelles. Cependant, cette dynamique demeure fragile pour les économies en développement, confrontées à des défis sociaux majeurs tels que l’insécurité alimentaire et la pauvreté. Au sein de la zone Cemac, une croissance de 3,3 % est attendue, grâce à des initiatives de diversification économique. Quant à notre pays, une croissance de 3,5 % du PIB est prévue, soutenue par l’amélioration des infrastructures, la stabilisation des prix du pétrole et la diffusion des technologies numériques. La maîtrise de l’inflation, maintenue à 3,6 %, témoigne de la volonté du Gouvernement d’adopter une gestion macroéconomique prudente et responsable.

Après sa présentation au cours d’une séance plénière présidée par très honorable président de l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, le présent projet de loi de Finances 2026 n’a pas fait l’objet de débat. Il revient à la Commission économie, finances et plan de l’Assemblée nationale de procéder à son examen approfondi avant son passage en séance plénière pour adoption définitive dans les prochains jours.

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