Avec l’appui du FMI, elle a organisé du 23 au 27 février 2026 dans ses services centraux à Yaoundé, un séminaire stratégique y relatif.
En partenariat avec le Fonds monétaire international (FMI) et le Financial Stability Board (FSB), la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) a tenu du 23 au 27 février 2026, à Yaoundé, un séminaire stratégique sur la monnaie numérique de banque centrale (Mnbc) et la régulation des crypto-actifs. Les travaux ont associé des experts de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), du Gabc et de la Cosumaf.
Les échanges ont porté sur les impacts des crypto-actifs en matière de stabilité financière, d’inclusion, de transformation numérique et d’encadrement juridique. Pour la Beac, cette rencontre marque une étape vers une meilleure coordination des régulateurs de la Cemac et l’examen d’une future MNBC sous-régionale.
Longtemps prudente face aux crypto-actifs, la banque centrale rappelle les risques liés à la conversion du Fcfa en devises, susceptible d’affaiblir les réserves communes. Toutefois, la réflexion sur une blockchain ou une monnaie numérique est engagée depuis plusieurs années. Le 20 juillet 2022 à Douala, ses administrateurs avaient déjà encouragé la poursuite des actions en faveur de l’inclusion financière et de la modernisation des infrastructures.
Sur le plan réglementaire, des avancées sont notables. Le 21 juillet 2022, le Conseil des ministres de l’Umac a adopté un règlement consacrant l’existence d’actifs et de jetons numériques dans le marché commun. Les prestations de services sur actifs numériques — conservation, achat, exploitation de plateformes ou conseil — sont désormais admises sur le marché financier de la Cemac. Les crypto-monnaies, toutefois, ne sont pas reconnues comme des monnaies dans la sous-région.