Afriland first Bank : Faire de l’autonomisation des femmes un levier stratégique pour la croissance

Dans une tribune publiée en marge de l’édition 2026 de la Journée internationale des droits de la femme et intitulée « Investir dans la femme, c’est bâtir le Cameroun et l’Afrique demain », le DG Célestin Guela Simo revient sur les initiatives mises en place par sa banque pour une meilleure inclusion dans femmes dans le système financier.

Chaque 8 mars, la Journée internationale des droits des femmes donne lieu à de nombreuses célébrations à travers le monde. Mais au-delà des discours et des symboles, cette date rappelle surtout l’urgence d’actions concrètes en faveur de l’inclusion économique des femmes. En Afrique centrale, où elles représentent plus de la moitié de la population et constituent l’un des piliers de l’économie informelle, la question de leur accès aux ressources financières reste centrale pour le développement.

Dans l’espace de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), les femmes demeurent encore sous-représentées dans le système financier formel. Moins d’un quart d’entre elles disposent d’un compte bancaire, et l’accès au crédit reste un obstacle majeur pour de nombreuses entrepreneures. Une situation qui ne traduit pas un manque d’initiatives ou de compétences, mais plutôt l’existence de barrières structurelles telles que l’absence de garanties formelles, le manque de réseaux ou encore un accompagnement insuffisant.

Dans une tribune publiée à l’occasion du 8 mars, Célestin Guela Simo, directeur général de Afriland First Bank, estime que l’autonomisation économique des femmes doit désormais être considérée comme un levier stratégique de croissance. « Investir dans la femme, ce n’est pas faire de la philanthropie, c’est faire de la bonne stratégie économique », souligne-t-il.

Des initiatives concrètes

Pour l’établissement bancaire, cette conviction se traduit par plusieurs initiatives concrètes. La banque a notamment développé des produits financiers spécifiquement destinés aux femmes entrepreneures, avec des lignes de crédit plus souples et des mécanismes de garanties alternatifs mieux adaptés aux réalités de l’entrepreneuriat féminin. L’objectif est de faciliter l’accès au financement pour celles qui peinent encore à satisfaire aux exigences classiques du système bancaire.

L’inclusion financière passe également par le digital. Selon Célestin Guela Simo, la transformation numérique engagée par Afriland First Bank vise aussi à rapprocher les services bancaires des femmes, notamment à travers le mobile banking, les solutions de paiement simplifiées et les plateformes d’épargne accessibles dans les zones où les services financiers restent limités.

Au-delà du financement, l’institution met aussi l’accent sur la formation et l’accompagnement. Des programmes d’éducation financière, de gestion d’entreprise et de mentorat sont progressivement déployés afin de renforcer les capacités des femmes entrepreneures et d’encourager leur leadership économique.

L’engagement se manifeste également à l’intérieur même de l’institution. La banque affirme travailler à renforcer la présence des femmes aux postes de responsabilité et à promouvoir un environnement professionnel fondé sur l’équité et l’égalité des opportunités.

Pour Célestin Guela Simo, l’autonomisation économique des femmes ne peut toutefois reposer sur l’action d’une seule institution. Elle suppose une mobilisation plus large des acteurs publics, des régulateurs et du secteur privé afin de construire un écosystème financier véritablement inclusif.

Car au final, conclut-il, « une Afrique qui libère le potentiel économique de ses femmes est une Afrique qui avance deux fois plus vite ». Une conviction qui rappelle que l’égalité économique n’est pas seulement une exigence sociale, mais aussi une condition essentielle pour accélérer la transformation du continent.

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