C’était à la faveur du Conseil d’administration tenu le 26 février 2026 à Yaoundé.
Les administrateurs de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps) se sont retrouvés le 26 février 2026 à Yaoundé pour examiner les comptes de l’année 2025 de l’entreprise. Présidée par madame Mohamadou, née Bilitte Haman-Djoda, cette session ordinaire, au-delà d’adopter les comptes de l’exercice 2025, a également permis de prendre acte du compte rendu d’exécution des résolutions adoptées lors de la dernière session (examen du plan stratégique et du projet de budget 2026, stratégie de renouvellement des caisses).
Le point culminant de cette réunion a été l’examen approfondi du rapport de gestion de l’exercice 2025. Lors de la présentation, le Directeur général (DG) de la Cnps a expliqué le changement de la méthode de comptabilisation des cotisations sociales.
Il en ressort que, lorsqu’on lit les états financiers d’un organisme de la Cipres, le poste « Créances de cotisations » représente désormais l’intégralité des cotisations attendues et produites par l’activité économique globale, et non plus seulement les encaissements de la période.
Après une analyse rigoureuse des chiffres et des méthodes, le Conseil a officiellement adopté, à l’unanimité, les comptes 2025, suivant l’avis favorable du commissaire aux comptes, dont le rapport atteste de la régularité, de la sincérité et de l’image fidèle du patrimoine et de la situation financière de la Caisse.
Selon la note d’information de la cellule de communication de la Cnps dont LFA a obtenu copie, l’entreprise a enregistré un résultat net positif, bien supérieur à celui de 2024. Ce qui a conduit le Conseil à renouveler ses « félicitations à la Direction générale pour la clarté des documents présentés et les résultats obtenus ». L’organisme tourne ainsi une page importante et aborde l’exercice 2026 avec des bases comptables saines et la confiance renouvelée en sa vision managériale.
En attendant d’avoir les chiffres qui doivent être communiqués par l’entreprise dans les prochains jours, il convient de rappeler que la situation présentée lors des précédentes sessions était reluisante. En 2021, on a noté une embellie au cours du premier semestre si l’on compare à la même période en 2020, malgré la persistance des difficultés liées à l’environnement économique.
Le recouvrement des cotisations sociales était en augmentation de 11,59%, pour un taux d’exécution budgétaire de 99,75 %. Cette performance était due au suivi méticuleux des employeurs débiteurs, à l’automatisation des mises en demeure pour défaut de télédéclaration ou de paiement des cotisations sociales, et à la vulgarisation auprès des assurés sociaux des services digitalisés.
Par ailleurs, les créances exigibles aux employeurs s’élevaient à 217 milliards de Fcfa, dont plus de 60 milliards Fcfa pour les collectivités territoriales décentralisées ainsi que les projets et établissements publics administratifs, et 44 milliards de Fcfa pour les employeurs suspendus et radiés du fichier. Les recettes immobilières et financières étaient respectivement en hausse de 13% et de 7,81%.