L’évènement a réuni le 26 mars 2026 à Douala, une cinquantaine de femmes issues du secteur financier et entrepreneurial autour des enjeux liés à l’égalité des genres et à l’autonomisation économique des femmes.
La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac) et la Société financière internationale (IFC), membre du groupe de la Banque mondiale, ont célébré le 6 mars 2026 à Douala la 12e édition de la cérémonie mondiale « Ring the Bell for Gender Equality », organisée en prélude à la Journée internationale des femmes.
L’événement a réuni une cinquantaine de femmes issues du secteur financier et entrepreneurial autour des enjeux liés à l’égalité des genres et à l’autonomisation économique des femmes.
En rejoignant les places boursières du monde entier pour cette initiative, la Bvmac réaffirme son engagement en faveur de la promotion de l’égalité et du leadership féminin dans l’économie, a indiqué son directeur général, Louis Banga Ntolo.
Coordonnée au niveau international par la World Federation of Exchanges (WFE), l’initiative Sustainable Stock Exchanges Initiative des Nations Unies, l’IFC et le Pacte mondial des Nations Unies, la cérémonie vise à sensibiliser l’écosystème financier et entrepreneurial à la promotion des droits des femmes et à leur participation accrue à l’économie.
L’édition 2026 au Cameroun a mis l’accent sur des engagements concrets, notamment le renforcement de la présence des femmes dans les instances de gouvernance des sociétés cotées, la mobilisation de capitaux en faveur de l’égalité et la reconnaissance du rôle des femmes dans le développement économique.
S’appuyant sur le thème de la célébration du 8 mars 2026, la représentante régionale de l’IFC pour l’Afrique centrale, Charlotte Ndaw Sako, a souligné que cette édition repose sur trois exigences : les droits, la justice et l’action. « Droits, parce que l’égalité repose sur des cadres juridiques effectifs ; justice, parce qu’elle doit garantir un accès équitable aux opportunités économiques et à la gouvernance ; action, enfin, car l’Agenda 2030 approche et le temps des intentions sans redevabilité est révolu », a-t-elle déclaré.
Le rapport Women, Business and the Law 2026 du groupe de la Banque mondiale rappelle que l’égalité juridique constitue une véritable infrastructure économique. À l’échelle mondiale, les femmes ne disposent encore que de 77 % des droits juridiques accordés aux hommes, tandis que près de2,4 milliards de femmes vivent dans des pays où la législation ne garantit pas pleinement leur participation économique.
Le rapport souligne également que les lois favorables à l’égalité sont souvent insuffisamment appliquées. Pour le Cameroun, les indicateurs restent faibles : 44,48/100 pour l’indice du cadre légal, 30,83/100 pour les cadres de soutien et 34,01/100pour la perception de l’application des lois. Selon l’IFC, ces données montrent que l’écosystème permettant de transformer les droits en réalités – institutions, services et mécanismes d’accès à la justice – demeure insuffisant.
En faisant symboliquement sonner la cloche de l’égalité, la Bvmac et l’IFC réaffirment ainsi leur ambition de faire du secteur privé et du marché financier des acteurs clés de la promotion des droits des femmes et d’un développement durable au Cameroun.