C’est ce qui ressort de la concertation tenue le 13 mars 2026 entre la Direction générale des douanes et les importateurs de ces appareils.
Après l’échec de sa mise en œuvre en 2020, la réforme du mécanisme électronique de collecte des droits et taxes de douane à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux mobiles vient de trouver un dénouement heureux au cours d’une concertation tenue le 13 mars 2026, entre la Direction générale des douanes et les importateurs de ces appareils. Au terme de ces échanges cordonnés par le Directeur général (DG) des douanes, Edwin Fongod Nuvaga, la date du 16 mars 2026 a été arrêtée pour le lancement du nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes de douane sur les téléphones portables, tablettes et autres terminaux mobiles, comme l’indique la note d’information de la cellule de communication de la Direction générale des douanes (DGD) dont LFA a obtenu copie.
Dans le nouveau mécanisme, le redevable légal est l’importateur et non plus le consommateur. Le nouveau mode de paiement est Mobile money, Orange Money et les autres moyens de paiements numériques sécurisés. Exit donc le paiement sur le crédit de communication. Le rôle des opérateurs de téléphonie mobile a, lui aussi, évolué positivement. Ils ne vont plus assurer la collecte et le reversement des droits et taxes de douane. Ils vont se muer dans les processus de blocage et de déblocage.
Il convient de préciser que ce nouveau mécanisme prévoit des avantages, notamment en termes de transparence, de citoyenneté, de sécurité, de partenariat gagnant-gagnant, de modernisation de l’administration douanière, de confort du civisme fiscal des usagers, d’assainissement du marché économique, de réduction des risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme, ainsi que de protection de l’économie contre les fraudes et la contrebande.
Il faut dire que la collecte des droits et taxes de douane sur les téléphones portables au Cameroun est un défi. « Aujourd’hui, moins de 100 millions de Fcfa sont collectés par mois sur les 12 milliards environ encaissés dans les années 2000. Cette baisse contraste avec l’augmentation du nombre et de la qualité des téléphones importés dans un contexte sécuritaire délicat », déclarait la DGD en 2020. Alors que les recettes ont fléchi de plus de 97% au cours des deux dernières décennies, cette administration publique estime à près de 4 millions, le nombre de téléphones importés au Cameroun par an.