C’était à la faveur d’un atelier de renforcement des capacités organisé le 11 mars 2026 à Yaoundé.
Très récurrente dans la gestion quotidienne des administrations camerounaises, la question des irrégularités et des fautes de gestion était au cœur d’un atelier de sensibilisation organisé le 11 mars dernier par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). Organisée à l’intention des ordonnateurs, régisseurs et billeteurs de ce département ministériel, la rencontre était animée par des experts du Contrôle supérieur de l’État (Consupe), sous la présidence du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey. L’objectif était de renforcer la responsabilité des acteurs de la chaîne de la dépense, afin de consolider la régularité dans la gestion des deniers publics.
Cette initiative s’inscrivait dans la volonté du Minepat de promouvoir une gestion plus rigoureuse, transparente et conforme aux règles qui encadrent les finances publiques. D’autant plus que « la gestion publique a ses spécificités ; elle est très encadrée. L’inobservation des règles qui l’encadrent est susceptible d’engager la responsabilité des contrevenants. C’est pourquoi il est important que les gestionnaires publics soient sensibilisés à la question des irrégularités et des fautes de gestion, d’autant plus qu’elles couvrent l’ensemble du champ de la gestion publique, qu’il s’agisse des recettes publiques, des dépenses publiques, des marchés publics, de la gestion du patrimoine ainsi que des règles de compétence de manière générale », a indiqué Eric Omengue Messanga, inspecteur d’État et secrétaire général du Consupe, formateur.
L’atelier initié par la Cellule de lutte contre la corruption (Celcor) du Minepat, a donc permis d’outiller les acteurs impliqués dans la gestion des ressources publiques afin de renforcer la conformité des opérations financières et comptables aux textes en vigueur.
Tout au long des travaux, les participants ont notamment été édifiés sur : les notions d’irrégularité et de faute de gestion dans l’administration publique ; l’imputabilité de la faute de gestion ; la notion de préjudice en droit financier camerounais et la responsabilité qui en découle. L’atelier a également constitué un moment d’échange sur les bonnes pratiques de gestion dans les administrations publiques. Au-delà des exposés théoriques, ils ont également reçu une formation sur des cas pratiques permettant d’identifier les mécanismes de prévention des irrégularités dans la gestion des deniers publics.
En clôturant les travaux, le ministre Alamine Ousmane Mey a souligné que la maîtrise des règles encadrant la gestion des finances publiques constitue un impératif pour garantir l’efficacité de l’action publique et préserver la crédibilité des institutions.