Le rapport marquant la fin du processus de réévaluation de la note souveraine du pays en monnaie locale a été remis le 7 avril 2026 par son PDG au Premier ministre, Manuel Osa Nsué.
À l’issue du processus de réévaluation de la notation financière en monnaie locale de la Guinée équatoriale, le Comité de notation de l’agence Bloomfield Investment Corporation a confirmé, à long terme, la note BBB (catégorie investissement), avec une perspective stable, ainsi que la note A2 à court terme, également assortie d’une perspective stable. Le rapport a été remis le 7 avril 2026 au Premier ministre, Manuel Osa Nsué, par Stanislas Zézé, Président directeur général (PDG) de Bloomfield Investment Corporation.
Réagissant à cette décision, le chef du gouvernement équato-guinéen a souligné que cette notation reflète « la solidité des fondamentaux économiques, la discipline budgétaire et la cohérence des politiques publiques », mettant en avant l’implication des autorités dans la coordination des politiques économiques et financières. Il a également indiqué que cette réévaluation vise à renforcer la crédibilité du pays sur les marchés financiers dans un contexte international marqué par les incertitudes liées aux matières premières.
Le Premier ministre a par ailleurs mis en avant les résultats macroéconomiques récents, notamment la croissance de 17% des recettes non pétrolières en 2024, le maintien d’un budget équilibré conforme aux critères de la Cemac et un niveau de dette publique estimé à 35 % du PIB, jugé soutenable. Il a également évoqué l’appui des partenaires multilatéraux, dont le FMI, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, ainsi que l’amélioration de la confiance des investisseurs, illustrée par l’augmentation des souscriptions aux obligations du Trésor.
Selon Bloomfield, l’économie de la Guinée équatoriale, fortement dépendante du pétrole, s’inscrit dans une phase de redressement progressif, avec une croissance passée de 3,2% en 2022 à 3,4% en 2024, après une récession de -5,1% en 2023. Cette évolution s’explique notamment par la stabilisation du secteur pétrolier (+0,4%) et la progression modérée des activités non pétrolières (+1,3%). L’agence relève toutefois que cette dépendance continue d’exposer le pays aux fluctuations du secteur extractif et souligne les limites du processus de diversification économique engagé depuis 2019.
Le Comité de notation note néanmoins les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires et renforcer la gestion des finances publiques, notamment l’entrée en vigueur d’un nouveau Code général des impôts. Des avancées sont également signalées dans le cadre du programme de référence avec le FMI, portant sur la transparence budgétaire, les dépenses sociales et l’interconnexion des régies financières.