Financement du développement : La Bdeac édifie les opérateurs publics et privés sur ses modes d’intervention

Le guide spécifique à eux dédié, publié le 8 avril 2026 sur ses plateformes digitales, a pour vocation de leur fournir les clefs de compréhension de ses principes généraux de financement des projets et transactions.

Apporter son concours aux États de l’Afrique centrale, aux organisations sous-régionales, aux institutions financières et aux opérateurs économiques dans la mobilisation des ressources et le financement de projets viables, à fort impact sur les conditions de vie des populations et la préservation de l’environnement. Telle est l’une des missions fondamentales de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (Bdeac).

Dans cette optique, l’institution a publié le 8 avril 2026 un guide actualisé intitulé « La Bdeac en bref ». Le document met à la disposition des acteurs publics et privés les informations essentielles sur ses modalités d’intervention. Il présente notamment les critères d’éligibilité, les secteurs financés, les conditions financières ainsi que la composition des dossiers pour les États, les collectivités territoriales décentralisées, les entreprises publiques et les opérateurs privés. L’objectif est d’accompagner le développement économique et social, le financement des investissements nationaux ou multinationaux et l’intégration économique de l’Afrique centrale.

Selon ce guide, la Bdeac peut intervenir dans plusieurs domaines, notamment l’industrie, l’agriculture et les infrastructures (transport, énergie, routes, ports, hydraulique). Elle finance également le négoce, les technologies de l’information et de la communication, l’éducation, la santé, la gestion des ressources naturelles, les services, l’hôtellerie, l’immobilier, le développement durable ainsi que les études et missions de conseil. En revanche, les activités liées à l’armement, au tabac, à l’alcool, aux psychotropes, aux jeux de hasard ou à des produits interdits au niveau international sont exclues.

Les prêts sont libellés en Fcfa ou en devises convertibles. Les taux d’intérêt varient selon les projets et sont exonérés d’impôts et taxes. La durée des concours accordés au secteur privé s’étend généralement de 1 à 10 ans, avec un différé de remboursement du capital pouvant aller de 1 à 3 ans. Une commission d’intervention maximale de 1% est appliquée, ainsi qu’une commission d’engagement plafonnée à 1,25% sur les montants non décaissés.

Pour être recevables, les projets doivent présenter une rentabilité financière satisfaisante et respecter les normes environnementales. Le financement sollicité auprès de la Bdeac ne doit pas dépasser 50% du coût hors taxes du projet, tandis que l’apport en fonds propres doit atteindre au moins 25%. La participation d’un établissement financier local est également requise, ainsi que la présentation de garanties jugées acceptables. Les promoteurs doivent en outre démontrer une situation financière solide, notamment à travers un fonds de roulement et un niveau d’autonomie financière suffisants.

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