C’est l’une des résolutions issues de la 3ᵉ session du comité de pilotage du projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les territoires ruraux, tenue le 28 mai 2026 à Yaoundé.
Élargir le nombre des bénéficiaires et maximiser l’impact des interventions du projet. Telle est l’ambition fixée par les membres du comité de pilotage du projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les territoires ruraux du Cameroun (Secal), réunis le 28 mai à Yaoundé dans le cadre de la troisième session de cette instance présidée par le secrétaire général du Minepat et président dudit comité, Jean Tchoffo, en présence de Virginie Dago, directrice sortante de l’AFD au Cameroun.
Cette session, qui avait pour objectif d’examiner le bilan des activités menées au cours de l’exercice 2025 et les résultats obtenus depuis la dernière session, ainsi que d’évaluer le niveau de mise en œuvre des recommandations formulées lors de la précédente session, a également permis d’adopter le plan de travail annuel budgétisé 2026 à hauteur de 7,8 milliards de Fcfa, contre 6,8 milliards de Fcfa en 2025. Cette enveloppe devrait permettre d’améliorer la sécurité alimentaire dans les territoires ruraux et de réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur.
Selon la note d’information de la cellule de communication du Minepat, dont LFA a obtenu copie, le rapport d’activités 2025 présenté lors des travaux souligne des avancées notables, malgré un démarrage tardif du projet lié à l’application des nouvelles règles de gestion des projets publics. Les données consolidées dudit rapport indiquent que 62 716 personnes ont été sensibilisées, 8 090 demandes d’accompagnement enregistrées et 2 043 diagnostics réalisés auprès de 22 977 producteurs et entrepreneurs. Bien plus, 1 193 plans d’action ont été mis en œuvre et 133 formateurs formés aux thématiques de l’éducation financière et des pratiques agroécologiques.
Financé à hauteur de 13,5 milliards de Fcfa par l’AFD à travers les fonds de réserve du 3ᵉ Contrat de désendettement et de développement, le projet Secal constitue l’une des réponses aux crises sécuritaires et aux tensions inflationnistes induites par les conséquences de la pandémie de Covid-19 et de la guerre russo-ukrainienne, qui ont fortement érodé les acquis de certaines actions menées par le gouvernement dans la lutte contre l’insécurité alimentaire au Cameroun.
Concrètement, ce projet permettra de contribuer durablement à la création d’emplois, à la croissance inclusive et à la sécurité alimentaire du pays, à travers l’amélioration de l’écosystème des entreprises rurales identifiées dans les différents bassins de production. Sa mise en œuvre permettra, entre autres, de renforcer la productivité et la production des produits agricoles et agroalimentaires en milieu rural ; d’améliorer l’offre des services financiers adaptés aux entrepreneurs ruraux ; de soutenir la résilience des systèmes alimentaires et nutritionnels en milieu rural ; et de renforcer la disponibilité et l’accessibilité des produits agricoles, ainsi que le dispositif de stockage et de commercialisation desdits produits en milieu rural.