C’était au cours de la cérémonie de lancement officiel des travaux de ce tronçon long de 212 km, le 28 mai 2026 à Waza.
C’est désormais officiel : la section Tchakamari-Waza-Kousseri du projet de la route Mora-Dabanga-Kousseri est entrée dans sa phase de construction le 28 mai 2026, au cours d’une cérémonie présidée par le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, en présence du secrétaire d’État chargé des Routes, Armand Ndjodom, du préfet du Logone-et-Chari et des magistrats municipaux des communes de ce département de la région de l’Extrême-Nord.
En procédant au lancement de ce tronçon long de 212 km, le ministre des Travaux publics a insisté sur la nécessité pour les entreprises d’accélérer les travaux, avec la mobilisation d’au moins trois fronts de travaux par lot. Emmanuel Nganou Djoumessi a notamment prescrit un délai de 90 jours pour rendre l’itinéraire circulable de Mora à Kousseri à une vitesse d’au moins 60 km/h, précisant qu’il s’agit d’achever les travaux de couche de base sur l’ensemble du corridor.
Face aux difficultés causées depuis plusieurs années par la dégradation avancée de cet axe stratégique, le maire de Waza a salué le démarrage effectif des travaux, exprimant l’espoir des populations de voir enfin cette route entièrement bitumée.
Il convient de préciser que ce linéaire constitue le lot 0 du Projet d’amélioration de la connectivité, de la résilience et de l’inclusion dans la région de l’Extrême-Nord (Pacri), corridor stratégique reliant le Cameroun au Tchad à travers la nationale n°1. Le projet global prévoit la reconstruction de près de 205 kilomètres de route, y compris la construction du pont de Tildé et l’aménagement de la voie de contournement de la ville de Kousseri.
Après le lancement des travaux du tronçon Tchakamari-Waza-Kousseri, le ministre des Travaux publics a poursuivi son séjour dans la région de l’Extrême-Nord avec la visite de plusieurs chantiers, notamment la section Maroua-Moutourwa, longue de 36 km, qui constitue le lot 1 du projet de réhabilitation des tronçons Moutourwa-Maroua et Magada-Yagoua, assorti de la construction de la voie de contournement de la ville de Maroua.
Financé par la Banque africaine de développement, l’Union européenne et le gouvernement du Cameroun à hauteur de 21,135 milliards de Fcfa TTC, le projet enregistre des avancées significatives. « Au plan technique, les travaux enregistrent des avancées bien visibles, avec l’exploitation de la carrière de Tagalai, la mise en service de la station de concassage et de la centrale d’enrobage, les travaux de terrassement en zone d’élargissement ainsi que la poursuite de la construction des ouvrages hydrauliques », indique la note d’information de la cellule de communication du Mintp dont LFA a obtenu copie.
Les travaux de chaussée amorcent également une nouvelle phase avec la réalisation d’une planche d’essai pour la couche de fondation en matériaux recyclés avec apport de grave non traitée, au moyen d’un plurimixeur nouvellement acquis par le groupement Sotcocog/Staport. Cette étape ouvre progressivement la voie au démarrage effectif des travaux de chaussée sur l’itinéraire.
Avec un taux d’avancement des travaux estimé à plus de 14 % pour un taux de consommation des délais de 62,83 %, la réhabilitation de la section Maroua-Moutourwa prend forme et il y a lieu pour les populations de se réjouir de la mise en œuvre de ce projet, réalisé pour l’amélioration de la mobilité des personnes et des biens entre les départements du Mayo-Kani et du Diamaré.