Avec 871 milliards de Fcfa mobilisés à travers ce mécanisme de financement, près de 125 ouvrages d’art et 170 kilomètres de pistes rurales ont été aménagés, 350 000 chèques santé ont été octroyés aux femmes enceintes, 37 000 instituteurs contractualisés, plus de 1 200 salles de classe construites et plus de 315 000 exploitations familiales agropastorales accompagnées.
Mis en œuvre depuis 2006, le Contrat de désendettement et de développement (C2D), mécanisme de coopération innovant entre le Cameroun et la France, a soufflé sa vingtième bougie le 9 juin 2026 à la faveur de la 17e session de son Comité d’orientation et de suivi (COS C2D), coprésidée par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, et l’ambassadeur de France au Cameroun, Sylvain Riquier.
L’événement a offert aux deux parties l’occasion de dresser le bilan de vingt années de mise en œuvre de ce mécanisme de coopération. Au terme de cette session, marquée notamment par un vernissage photographique des réalisations financées et la célébration symbolique de cet anniversaire, il ressort que de nombreuses actions concrètes ont été réalisées entre 2006 et 2026 dans les secteurs des infrastructures, de l’agriculture, de la santé, du développement urbain, de l’éducation, de la culture et du capital humain.
Ainsi, grâce aux 871 milliards de Fcfa mobilisés à travers ce mécanisme de financement, près de 125 ouvrages d’art et 170 kilomètres de pistes rurales ont été aménagés, 350 000 chèques santé ont été octroyés aux femmes enceintes, 37 000 instituteurs contractualisés, plus de 1 200 salles de classe construites et plus de 315 000 exploitations familiales agropastorales accompagnées.
Pour rappel, le COS est l’instance supérieure du C2D. Il comprend des représentants des autorités camerounaises et françaises, ainsi que de la société civile et des partenaires au développement. Sa mission est d’orienter, en fonction notamment des priorités définies dans les différents documents stratégiques du Cameroun, la répartition sectorielle des projets et programmes bénéficiant des ressources du C2D, et de veiller à leur bonne exécution.
Évalué à 401 milliards de Fcfa sur une durée de huit ans, à l’instar des deux précédents programmes, le troisième C2D mise sur la croissance et la création d’emplois. Il porte à 967 milliards de Fcfa l’enveloppe globale mobilisée en faveur du Cameroun. Qualifié de « C2D de maturité », il met l’accent sur des secteurs tels que l’agriculture et le développement rural, les infrastructures ainsi que les aménagements urbains. Ce troisième programme doit également permettre d’impulser une dynamique de modernisation dans les régions périphériques. Une attention particulière est accordée aux populations, notamment aux jeunes et aux régions les plus vulnérables du Cameroun.