Installé le 6 août à la Pointe-Denis, le Comité de direction de ce nouvel organe devra notamment coordonner les acteurs, promouvoir les destinations et contribuer à transformer les atouts naturels et culturels du pays en activités économiques.
Le ministre du Tourisme durable et de l’Artisanat, Pr Marcelle Ibinga-Itsitsa, a procédé, le 6 août 2026, à l’installation officielle du Comité de direction du premier Office du Tourisme du Gabon. La cérémonie, organisée en marge du lancement des offres touristiques de la province de l’Estuaire dans le cadre de la Caravane touristique, marque une nouvelle étape dans la volonté des pouvoirs publics de faire du tourisme un véritable secteur économique.
Face aux hôteliers, restaurateurs, transporteurs, promoteurs touristiques, artisans et partenaires institutionnels, la ministre a présenté cette structure comme un instrument de coordination, de promotion et de valorisation de l’offre nationale. Sa mission sera notamment de fédérer les différents intervenants, de rendre les produits touristiques plus visibles, d’améliorer l’information destinée aux visiteurs et de contribuer à construire une image plus lisible et compétitive de la destination Gabon. Cette approche s’inscrit dans la dynamique déjà engagée avec le Réseau des Offices de Tourisme du Gabon (Resot-Gabon), destiné à renforcer la promotion des destinations et les synergies entre opérateurs.
L’enjeu est également de sortir d’une concentration de l’activité autour de quelques destinations pour mieux valoriser les potentialités des neuf provinces. La Caravane touristique constitue, à cet égard, un outil de promotion du tourisme intérieur et de découverte des offres locales. À la Pointe-Denis, les professionnels ont ainsi mis en avant les ressources naturelles, culturelles et balnéaires de l’Estuaire.
Pour le Gabon, l’enjeu économique est considérable. Dans un pays dont les recettes restent fortement liées aux industries extractives, le tourisme peut constituer une source complémentaire de revenus, de devises et d’emplois. Son avantage réside dans sa capacité à irriguer une multitude d’activités, à l’instar de l’hôtellerie, de la restauration, du transport, de l’artisanat, du commerce, des loisirs, de la culture et des services. Une fréquentation touristique mieux structurée peut ainsi créer des débouchés pour les petites entreprises et favoriser l’émergence de chaînes de valeur locales.
La création de l’Office intervient donc à un moment où le pays cherche à passer du potentiel à l’exploitation économique effective de ses atouts. Forêts, parcs nationaux, littoral, biodiversité, patrimoine culturel et artisanat constituent une matière première abondante. Encore faut-il la transformer en produits touristiques accessibles, compétitifs et commercialisables.
Cela suppose également des investissements dans les infrastructures, la qualité de l’accueil, les transports, la formation et la promotion. La feuille de route du ministère identifie précisément l’amélioration de la qualité des services, la définition des produits touristiques et la préservation des écosystèmes parmi les priorités. « Le développement du tourisme est une responsabilité collective. En fédérant les énergies des acteurs publics et privés, nous créons les conditions d’un secteur plus compétitif, plus attractif et plus durable », a souligné Marcelle Ibinga-Itsitsa.