Énergie : Une nouvelle ligne électrique au service de l’industrie au Congo

Mise en service le 11 août 2026 par le président de la République, Denis Sassou Nguesso, cette infrastructure devra renforcer l’alimentation électrique de la zone industrielle.

Le Congo vient de se doter d’une infrastructure capitale pour le développement de son industrie. Inaugurée le 11 août 2026 par le président de la République, Denis Sassou Nguesso, cette ligne moyenne tension double terne de 22 kV permettra de renforcer l’alimentation électrique de la zone industrielle, tout en améliorant la desserte de la localité de Mandielé et de ses environs.

Cette nouvelle ligne constitue, d’après les autorités, un maillon important dans la stratégie nationale visant à renforcer les infrastructures électriques et à créer les conditions nécessaires au développement des activités économiques.

Pour le ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, Bruno Jean-Richard Itoua, l’arrivée de l’électricité dans la ZES de Maloukou et les localités environnantes ne se limite pas à la fourniture d’énergie. Elle contribue également à améliorer l’accès à l’éducation, aux soins de santé, aux télécommunications, à la télévision et aux services numériques. « L’acte posé ce jour a une double portée », a-t-il déclaré, estimant qu’il constitue à la fois une étape dans la concrétisation de la volonté présidentielle de développer l’industrie nationale et une avancée en matière d’accès de la population aux services essentiels.

La mise en service de la ligne de Maloukou s’inscrit dans une politique plus large de développement du secteur de l’électricité. Le gouvernement entend notamment augmenter considérablement les capacités nationales de production afin de répondre à la demande croissante des ménages et des acteurs économiques.

Selon Bruno Jean-Richard Itoua, la capacité électrique installée, actuellement estimée à environ 760 MW, devrait atteindre 3 000 MW en 2028, 5 000 MW en 2030 et 10 000 MW à l’horizon 2040. Pour cela, les autorités prévoient de diversifier le mix énergétique afin d’atteindre ces objectifs. Des projets solaires photovoltaïques avec stockage, des centrales électriques fonctionnant au gaz, ainsi que des projets d’hydroliennes, de pico-centrales et de microcentrales hydroélectriques sont envisagés, notamment pour les zones rurales.

À moyen et long terme, le gouvernement compte également exploiter davantage le potentiel hydroélectrique du pays, estimé à environ 27 000 MW. Plusieurs sites sont déjà identifiés, notamment Sounda, avec une puissance recommandée de l’ordre de 800 MW ; Chollet, avec 600 MW ; ainsi que Mourala et plusieurs sites situés sur le fleuve Congo, parmi lesquels Ntoula, Linzolo, Banza-Ndounga, Kiteke, Kiniangui et Kilanga, pour une puissance globale annoncée de 2 000 MW.

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