Baptisée KFOKAM48 et portée par la Fondation Adaf, l’initiative entend former des talents africains dans ce secteur innovant du numérique dans six pays.
Le Dr Paul Fokam Kammogne poursuit son engagement en faveur du développement du capital humain africain. À travers la Fondation Adaf, l’homme d’affaires camerounais lance une nouvelle édition de KFOKAM48, un programme d’élite consacré à l’ingénierie logicielle et entièrement gratuit pour les bénéficiaires.
L’initiative sera mise en œuvre dans six pays africains dont le Cameroun, la Côte d’Ivoire, la République centrafricaine, la Guinée, le Tchad et le Togo. Son ambition est de contribuer à la création d’une main-d’œuvre qualifiée dans les métiers du numérique, alors que les économies africaines accélèrent leur transformation digitale.
Le parcours s’étend sur deux ans, avec 18 mois de formation sur une plateforme dédiée, suivis de six mois d’immersion en entreprise. Le dispositif se distingue également par son accessibilité : aucun diplôme n’est exigé pour candidater. Le programme est en outre ouvert aux passionnés du numérique dès l’âge de 18 ans, sans limite d’âge.
150 candidats attendus au Cameroun
Au Cameroun, 150 candidats seront retenus pour intégrer cette nouvelle cohorte. Les épreuves de sélection se tiendront dans six villes : Douala, Garoua, Bafoussam, Yaoundé, Baham et Buea. Le calendrier prévoit la clôture des inscriptions le 16 septembre 2026, avant trois journées consacrées au concours, les 17, 18 et 19 septembre. Les candidats devront passer des tests de logique et de raisonnement sur ordinateur, des tests de personnalité et de soft skills, puis un entretien de motivation.
Au-delà de la formation, KFOKAM48 mise sur l’employabilité. L’intégration de six mois en entreprise après la formation au campus de PKFOKAM Institute of Excellence basé à Yaoundé, permettra ainsi aux apprenants de confronter leurs acquis aux réalités professionnelles et de faciliter leur insertion sur le marché du travail. La promesse d’un emploi à la clé constitue ainsi l’un des principaux arguments de ce programme.
Dans un continent confronté au défi de l’emploi des jeunes, notamment diplômés, l’initiative entend faire du numérique un levier d’insertion et de création de valeur. Elle traduit également la volonté de son promoteur de miser sur les compétences plutôt que sur les seuls parcours académiques. « À l’ère du numérique, la demande en développeurs est forte en Afrique comme dans le monde. Notre mission est de doter le continent de talents capables de concevoir les solutions de demain », précise Paul Fokam Kammogne.
Figure de la finance et de l’entrepreneuriat en Afrique, Paul Fokam Kammogne est notamment le fondateur d’Afriland First Bank, devenue au fil des années un groupe bancaire présent dans plusieurs pays africains. Son parcours s’est construit dans la banque, mais aussi dans l’investissement et l’entrepreneuriat, sans oublier la formation et le développement du capital humain. À travers la Fondation Adaf et ses différentes initiatives, il défend une vision de l’Afrique fondée sur l’entrepreneuriat, l’éducation et la montée en compétences de sa jeunesse.