Presse : La Confédération Africaine des Journalistes Scientifiques autorisée à exercer légalement au Cameroun

Cette reconnaissance du ministère de l’Administration territoriale conforte son siège continental à Yaoundé et ouvre une nouvelle étape dans son ambition de structurer le journalisme scientifique en Afrique.

La Confédération Africaine des Journalistes Scientifiques (Cajs) vient de franchir une nouvelle étape dans son développement. En effet, dans un communiqué de presse publié le 9 septembre 2026 par Joseph Mbeng Boum, son président, l’organisation annonce avoir obtenu son autorisation légale d’exercer sur l’ensemble du territoire camerounais, consacrant ainsi l’établissement officiel de son siège continental à Yaoundé. Cette reconnaissance juridique découle de l’arrêté N°000150/A/MINAT/SG/DAP/SDLP/SA/BAE du 28 août 2026, délivré par le ministre de l’Administration territoriale. Pour la Cajs, cet acte « renforce la légitimité institutionnelle de la Confédération » et conforte Yaoundé comme « pôle diplomatique et médiatique stratégique pour l’avancement des sciences en Afrique ».

Fondée le 22 novembre 2024 lors de la Déclaration de Budapest et membre officiel de la Fédération mondiale des journalistes scientifiques, la Cajs revendique aujourd’hui une implantation dans plus de 25 pays africains. Sa représentativité a notamment été renforcée lors de son Assemblée générale ordinaire tenue en décembre 2025 à Pretoria, en Afrique du Sud.

Quatre priorités du Cajs

L’organisation entend désormais capitaliser sur cette nouvelle assise institutionnelle pour accélérer sa feuille de route. Celle-ci repose notamment sur quatre missions : promouvoir un journalisme scientifique « de haute qualité, indépendant et éthique », fédérer les associations de journalistes scientifiques du continent, renforcer les capacités professionnelles à travers des formations, bourses et prix, mais également lutter contre la désinformation.

Les champs d’intervention sont particulièrement larges. La santé publique, la recherche biomédicale, le climat, l’environnement, la biodiversité, ‘agriculture durable, la sécurité alimentaire, les technologies, l’intelligence artificielle ou encore l’éthique des données figurent parmi les domaines couverts par la Confédération.

Pour concrétiser ces ambitions, trois projets structurants sont annoncés. Il s’agit du Programme de renforcement des capacités, destiné notamment au journalisme d’investigation et au journalisme de données, de la Conférence africaine des journalistes scientifiques et du Prix d’excellence en journalisme scientifique africain.

Forte de sa personnalité juridique, la Cajs veut également renforcer ses partenariats avec les institutions multilatérales, les organisations de santé, les gouvernements, les universités, les médias et les fondations. Africa CDC, l’OMS, l’Unesco, l’Unicef, le Pnue, la BAD et Banque mondiale figurent parmi les partenaires ciblés. Cette ouverture internationale devrait connaître un premier temps fort en dans deux mois. En effet, la Cajs accueillera, du 25 au 28 novembre 2026 à Yaoundé, Ben Deighton, président de la Fédération mondiale des journalistes scientifiques. Sa visite sera ponctuée de masterclasses professionnelles et de la célébration des Awards de la Décennie Sanitaire.

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