C’était à la faveur d’une séance d’information tenue le 19 mars 2026 à Douala.
En vigueur depuis le 16 mars dernier, le nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes de douane à l’importation des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques a fait l’objet d’une sensibilisation auprès des consignataires, commissionnaires en douane agréés et personnels des secteurs des Douanes du Littoral I et du Littoral II. C’était au cours d’une séance d’information présidée le 19 mars 2026 à Douala par le Directeur général (DG) des Douanes, Edwin Fongod Nuvaga.
Il ressort de cette séance de sensibilisation que cette réforme, instituée par l’article sixième de la loi de finances pour l’exercice 2023, est bien assimilée par les cibles identifiées. Les personnels des Douanes, les commissionnaires en douane agréés, les consignataires et les grossistes ont massivement répondu présents à cette session d’information et de sensibilisation. Ils ont relevé que les recettes douanières sur les téléphones portables ont baissé drastiquement, passant de 2 milliards de Fcfa par mois dans les années 2000 à 100 millions de Fcfa par mois en 2025.
Sur les causes de cette régression, l’on évoque : la fraude et la contrebande ; l’incivisme fiscal ; l’inefficacité des contrôles ; la multiplicité des points informels d’entrée sur le territoire national.
Fruit de la collaboration entre la Direction générale des douanes (DGD), les autres entités publiques (Minpostel, ART, Antic) et le consortium Arintech-N Soft, le nouveau mécanisme de collecte électronique des droits et taxes de douane sur les téléphones portables, n’est « ni une taxe nouvelle, ni un relèvement de la taxation existante susceptible d’entraîner la hausse des prix de vente des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques sur le marché », prévient la DGD. Toutefois, le dédouanement des téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques importés demeure sous la responsabilité des importateurs qui les introduisent au Cameroun.
Ainsi, la déclaration et la liquidation des droits et taxes de douane s’effectuent à travers le système d’information de l’Administration des Douanes (Camcis), par les importateurs et leurs mandataires, le cas échéant. Le paiement des droits et taxes de douane liquidés, quant à lui, s’effectue en monnaie locale par tous moyens de paiement autorisés, y compris les paiements électroniques.
Bien plus, comme l’indique la réforme, les téléphones portables, tablettes et autres terminaux numériques déjà connectés au réseau local des télécommunications sont considérés comme dédouanés et bénéficient, de ce fait, de l’amnistie fiscale. À retenir également, les téléphones portables appartenant aux voyageurs et touristes en itinérance (roaming) sont exemptés de la procédure de dédouanement. A l’exception des appareils dédouanés à travers le mécanisme électronique de collecte des droits et taxes de douane (mise à la consommation et ATN), les téléphones en itinérance (roaming) et ceux ayant bénéficié de l’amnistie fiscale qui seront désormais autorisés à se connecter au réseau local des communications électroniques.