Global Money Week : La Cosumaf présente sa stratégie en matière d’éducation financière en Cemac

Lors de conférence publique organisée le 20 mars 2026 à cet effet, Jacqueline Adiaba-Nkembe, sa Présidente, entend en faire un sujet d’apprentissage afin que le marché financier dont elle est le régulateur bénéficie de l’épargne de citoyennes et de citoyens avertis, afin d’en gagner une récompense pour eux-mêmes et pour les économies de la sous-région.

Dans un monde où les savoirs et les savoir-faire évoluent au rythme de la technologie, l’apprentissage n’a pas d’âge, il n’a non plus de moment, il est permanent. Raison pour laquelle, la toute première célébration de la « Global Money Week » qui s’est tenue à Libreville au Gabon du 16 au 22 mars 2026 sous le thème : « L’argent, osons en parler », la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique Centrale (Cosumaf) a décidé de cibler les jeunes de la Cemac. « Le cœur de cible de cette campagne de sensibilisation, d’information et d’appel à l’action pratique au quotidien, ce sont les enfants et les jeunes, à qui, il faut apprendre à gérer leur argent, de manière judicieuse et astucieuse », a déclaré Jacqueline Adiaba-Nkembe, la Présidente de la Cosumaf dans son allocution d’ouverture de la conférence publique organisée le 20 mars 2026 dans la salle de conférence de la Conférence interafricaine du marché d’assurances (Cima). Selon elle, « lorsqu’on apprend à utiliser l’argent que l’on reçoit dès la jeunesse, on construit une culture de l’épargne, qui servira plus tard, à gagner de l’argent pour soi-même, pour sa famille, son entreprise, et de manière plus large, pour la société », a-t-elle poursuivi.

Dans le cadre de cette célébration, une « journée portes ouvertes » s’est tenue au siège de l’institution le 18 mars. A l’occasion, un parcours thématique sous forme ludique a été proposé aux visiteurs pour comprendre les produits, les acteurs, et les règles de fonctionnement du marché financier de l’Afrique centrale. La journée du 20 mars quant à elle, a permis aux participants de parler de l’argent sous des formes pragmatiques, tel qu’il est utilisé ou perçu au quotidien par chacune et chacun. On a aussi parlé de la gestion du budget, des différents profils d’investisseur par rapport aux risques. Ont suivi enfin, des témoignages sur des expériences d’éducation financière en milieu scolaire, académique ou associatif.

Une opportunité de poursuivre la vision stratégique de la Cosumaf

Cette édition de la Global Money Week a ainsi, une opportunité à la Cosumaf, de poursuivre sa vision stratégique dont le développement de l’éducation financière est l’axe majeur. En « osant parler d’argent », il n’est plus question plus un sujet tabou, mais un sujet d’apprentissage. Le marché financier dont la Cosumaf est le régulateur, a besoin de l’épargne de citoyennes et de citoyens avertis, informés, qui viennent placer leur argent en connaissance de cause, en lucidité et en confiance, dans les produits du marché, afin d’en gagner une récompense pour eux-mêmes, mais également pour les économies de la Cemac. « Il est important de connaître en effet le potentiel de votre épargne, dans le processus de financement de nos États, de nos entreprises, afin de mesure en amont, l’importance de se constituer une épargne », a exhorté le régulateur aux participants.

Quoi que dédiée à la jeunesse, l’édition de cette année a aussi élargi sa cible au grand public : travailleurs, salariés, entrepreneurs, dirigeants d’entreprises, enseignants, professionnels de tout secteur productif. Selon les organisateurs, l’apprentissage de l’épargne est une passerelle vers le gain. Il est différent du gain facile que souvent proposé par certains « vendeurs de fortune facile » à travers les téléphones et terminaux connectés, en promettant de l’argent des épargnant à la vitesse de la poussée d’Archimède.

L’éducation financière selon l’Ocde

L’éducation financière, selon la perception de l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde), initiatrice de la Global Money Week est « le processus par lequel les consommateurs et/ou investisseurs améliorent leur compréhension ou connaissance des produits, des concepts et des risques financiers et, à travers une information, un enseignement et/ou des conseils objectifs, acquièrent les compétences et la confiance nécessaires afin d’être plus réceptifs aux risques et opportunités financières, pour faire des choix raisonnés, pour savoir à qui s’adresser en cas de difficultés, et prendre d’autres mesures effectives pour améliorer leur bien-être financier ».

Pour l’Ocde, l’objectif de cette campagne mondiale annuelle de sensibilisation était « d’inculquer aux jeunes, dès leur plus jeune âge, des notions financières et à leur permettre d’acquérir progressivement les connaissances, les compétences, les attitudes et les comportements nécessaires pour prendre des décisions financières éclairées et, à terme, atteindre le bien-être et la résilience financiers ». Pour la Cosumaf, c’était l’occasion de « donner la parole aux populations de la Cémac pour qu’ils s’expriment sur leurs rapports vis-à-vis à l’argent qui peut être un sujet tabou ou conflictuel, mais qui est au cœur de nos us et coutumes », comme le souligne Jean-Charles Eliot Damango, le Chef Service éducation financière à la Cosumaf.

Depuis sa création en 2012, la Semaine mondiale de sensibilisation financière ou Global Money Week (GMW) a touché, en 13 éditions, plus de 71 millions d’enfants et de jeunes dans 176 pays et territoires à travers le monde.

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