Les échanges entamés le 26 mars 2026 s’inscrivent dans le cadre de la réévaluation de la note souveraine de la RCA en monnaie locale.
Dans le cadre de la réévaluation de la notation financière de la République centrafricaine (RCA) en monnaie locale, une mission de Bloomfield Investment Corporation, conduite par Stéphanie Angui, vice-présidente et sous-directrice de Bloomfield Ratings, mène depuis le 26 mars 2026 des entretiens avec le Premier ministre, Félix Moloua, ainsi qu’avec plusieurs ministres sectoriels. Elle a également échangé avec des acteurs du développement et des organisations professionnelles, dont l’Association professionnelle des établissements de crédit (Apec).
Selon l’agence, « les discussions ont porté sur la mise en œuvre du Plan national de développement, les défis sécuritaires, sanitaires et sociaux, ainsi que sur la gouvernance des finances publiques ». Un accent particulier a été mis sur « les mesures engagées pour renforcer et sécuriser les recettes intérieures ».
Un gage de crédibilité du pays auprès des investisseurs
Engagée dans ce processus depuis 2023, la RCA a obtenu, le 5 avril 2024, sa première note souveraine, soit BB+ à long terme en monnaie locale. Lors de la dernière évaluation, le pays affichait des notations de BB+ à long terme et B+ à court terme, toutes assorties d’une perspective stable.
Pour les autorités, cette démarche renforce la crédibilité du pays sur les marchés financiers. « À partir du moment où nous avons mis toutes nos informations sur la table, nous devenons intéressants pour les investisseurs », explique Hervé Ndoba, ministre des Finances et du Budget. « L’un des éléments fondamentaux pour un investisseur, c’est d’avoir accès à l’ensemble des informations », ajoute-t-il.
Cette dynamique fait suite à une correspondance adressée le 14 septembre 2023 par le ministre à Stanislas Zézé, PDG de Bloomfield Investment Corporation, pour engager le pays dans ce processus.
Selon les experts, « la notation financière vise à évaluer la qualité du crédit », et se distingue de la cartographie des risques. « Le gouvernement centrafricain a décidé d’avoir sa carte d’identité de crédit », explique Stanislas Zézé. « Entrer dans cette logique, c’est entrer dans une offre de marché et réduire progressivement la dépendance aux financements bilatéraux », précise-t-il.
À propos de Bloomfield Investment Corporation
Filiale du Groupe Bloomfield Financial, l’agence est spécialisée dans l’évaluation du risque en Afrique centrale et de l’Ouest. Elle intervient notamment dans l’évaluation du risque de crédit des entreprises, des institutions financières, des entités publiques et des États.