Culture de rente : Les prouesses du projet d’appui à la relance de la filière café

Avec un financement de 3,3 milliards de Fcfa obtenu auprès du Fodecc, ce projet du ministère de l’Agriculture et du Développement rural a réussi à faire passer la production de 10 592 tonnes en 2023 à 11 637 tonnes en 2025.

La deuxième édition du Cocoa & Coffee Festival, organisée par le Conseil interprofessionnel du cacao et du café (Cicc), en partenariat avec le ministère du Commerce, du 26 au 28 mars dernier, et placée sous le thème « La femme au cœur des filières cacao et café », a donné à voir le savoir-faire et les performances réalisées par les différents acteurs de ce secteur au cours de ces dernières années.

En ce qui concerne particulièrement la filière café, l’embellie observée depuis deux campagnes, notamment 2023-2024 et 2024-2025 au Cameroun, est le fruit d’un travail concerté mis en place par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), placé sous la houlette de Gabriel Mbairobe, à travers le projet d’appui à la relance de cette culture de rente.

Mis en place en 2020 et opérationnel depuis 2023, le Projet d’appui à la filière café (Parf Café), coordonné par François Félix Gandji Mossi, a pris une batterie de mesures en vue de la relance de la filière. « Ces mesures sont regroupées en six grands axes : le rajeunissement des acteurs et du verger ; la structuration des acteurs ; l’amélioration de la qualité et de la certification ; la promotion de la transformation locale ; et le développement des infrastructures », explique le coordonnateur du Parf Café.

Bien appliquées sur le terrain, ces mesures, comme le soulignent les responsables du Minader, ont permis, avec le financement de 3,3 milliards de Fcfa octroyé par le Fonds de développement des filières café-cacao (Fodecc), principal bailleur, d’afficher une croissance aussi bien au niveau de la production que sur les prix servis aux producteurs. « Au plan national, on note un relèvement significatif de la production commercialisée, qui est passée de 10.592 à 11.637 tonnes entre les campagnes 2023-2024 et 2024-2025, soit un rebond de 9,86%. Au niveau des prix, en 2022-2023, le café robusta au port de Douala affichait une moyenne oscillant entre 900 et 2 100 Fcfa, et entre 2 000 et 2 750 Fcfa pour le café arabica », détaille l’Oncc.

En perspective, et tel que prévu dans la Stratégie nationale de développement 2030, boussole de développement du pays, le projet mené de main de maître par le Minader entend améliorer de manière pratique l’offre en plants de qualité en quantité importante. Il s’agit de 24,5 ha de parcs à bois réhabilités pour fournir 12.500.000 boutures de caféier robusta ; 21,2 ha de champs semenciers réhabilités pour fournir 7.000.000 de semences (grains de caféier arabica) par an.

Il sera aussi question de l’étiquetage des parcs à bois pour l’identification des clones d’intérêt ; de l’assainissement des champs semenciers ; et de l’installation de pépinières à proximité des zones de production.

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