Politique publique: 2426 milliards de Fcfa pour améliorer l’accès à l’eau potable au Cameroun

C’est tout le sens du projet de Compact national eau sur la période 2026-2030, présenté lors de la table ronde du 1er avril présidée à Yaoundé par le ministre Gaston Eloundou Essomba avec l’appui de l’Unicef et de la Banque mondiale, entre autres.

Réformer, coordonner et renforcer durablement le secteur de l’eau au Cameroun. Tel est l’objectif du Compact national eau, présenté lors d’une table ronde organisée à Yaoundé le 1er avril 2026 par le ministère de l’Eau et de l’Énergie (Minee), avec l’appui du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) et de la Banque mondiale. Présidée par le ministre Gaston Eloundou Essomba, cette rencontre visait à fédérer les acteurs autour d’une vision commune, afin d’améliorer la gouvernance, la performance des services et l’accès équitable à l’eau.

À l’instar du Compact énergétique, ce document engage l’État à mettre en œuvre des réformes pour moderniser le sous-secteur, renforcer la transparence et sécuriser les investissements à l’horizon 2030. « L’objectif de ce document est d’accélérer l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement tout en assurant une gestion durable des ressources en eau », a déclaré le ministre.

Les 4 piliers fondamentaux du Compact eau du Cameroun

Conçu de manière participative, le projet s’articule autour de quatre piliers : le développement et l’extension des services d’eau potable et d’assainissement ; la promotion de l’irrigation et des activités productives ; la gestion intégrée des ressources en eau et la préservation des écosystèmes ; et l’amélioration de la gouvernance du secteur. Il vise ainsi à renforcer la viabilité financière du secteur et à attirer davantage d’investissements privés.

Pour les partenaires techniques et financiers, ce Compact constitue « une feuille de route claire et ambitieuse », symbole d’un engagement collectif pour un avenir hydrique durable.

L’équation du financement

La mise en œuvre du plan d’actions nécessite 2 426 milliards de Fcfa. À ce jour, 965 milliards ont déjà été mobilisés auprès de la Banque mondiale et d’autres partenaires, laissant un besoin de financement de 1 461 milliards de Fcfa. Le ministre a ainsi lancé un appel : « J’invite tous les partenaires techniques et financiers à s’y intéresser, tant les populations attendent la réalisation de ces ouvrages ».

L’Unicef salue cette initiative, perçue comme une réponse aux défis du secteur. Le Compact devrait améliorer la viabilité du service public d’eau potable, assurer la durabilité des services en milieu rural et garantir la disponibilité de l’eau pour les usages économiques.

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