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Encore un mois pour les 60 premiers mégawatts

L’assurance a été donnée par le maitre d’ouvrage du projet, la société Nachtigal hydro power company (Nhpc) le 21 novembre dernier au cours de la visite effectuée sur le site du chantier par le Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

En attendant la livraison du groupe numéro 1 prévue en décembre prochain qui permettra de produire les 60 premiers mégawatts d’électricité, le barrage de Nachtigal a franchi une étape importante le 21 novembre 2023 avec la pose de la 181ème et dernière virole marquant ainsi la fin de l’installation des 7 conduites forcées de l’aménagement hydroélectrique de Nachtigal. Cette prouesse technique s’effectuait au moment où le Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, accompagné du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey, ainsi que du ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba, étaient sur le chantier de construction de cet ouvrage.

Guidée par le directeur général de la Nhpc, Vincent Leroux, cette visite de chantier a permis à la délégation conduite par le Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, de se rendre compte que les travaux ont amorcé la dernière ligne droite. « Le taux d’avancement des travaux se situe à 91% au 31 octobre 2023. Ces travaux avancent sereinement et l’ensemble des parties prenantes au projet sont déterminées à livrer le premier des sept groupes de l’aménagement, soit 60 MW, en fin décembre 2023 », a indiqué Vincent Leroux. Et « Nous attendons la première synchronisation, le groupe numéro 1 sera livré à fin décembre mais l’étape essentielle pour terminer les essais se fera probablement en début février pour la mise en service du groupe numéro 1 et fin mars le groupe numéro 2 sera mis en service. Les autres suivront ainsi tous les mois jusqu’au groupe numéro 7 », a rassuré le directeur général de la Nhpc.

Séduit par la célérité des travaux, le Vice –président de la Banque mondiale a tenu à saluer le management qui entoure le projet. « Ici ce que je voudrais relever comme force c’est l’alliance des différents acteurs qu’il s’agisse du gouvernement, des maîtres d’œuvre ou de Nhpc, afin que la réalisation puisse s’opérer dans le temps et que les financements aussi ne fassent pas défaut. Malgré la complexité de l’ouvrage, je pense que la qualité des hommes et des femmes, mais également le management mis en place ont permis de faire des progrès », a indiqué Ousmane Diagana. Il faut noter que cette visite de chantier a également conduit le Vice-président de la Banque Mondiale au Centre Médical d’Arrondissement de Batchenga, infrastructure réhabilitée et équipée en 2021 par la Nhpc dans le cadre de la mise en œuvre de son plan de gestion environnementale et sociale.

Avec une capacité de retenue de 28 millions de m3, le barrage de Nachtigal est évalué à 787,1 milliards de Fcfa. L’infrastructure qui s’inscrit dans un vaste programme de valorisation du potentiel hydroélectrique du bassin de la Sanaga, assurera environ le tiers des besoins du Cameroun en électricité. Sur le plan technique, le projet de construction du barrage de Nachtigal comprend un barrage principal de 1 450 m d’une hauteur maximale de moins de 15 m, formant avec un barrage secondaire de 550 m, une retenue de 420 hectares. Il aura un canal d’environ 3.300 m de longueur capable de faire transiter un débit de 980 m3 par seconde, depuis la retenue jusqu’à la centrale hydroélectrique. Ce canal, indique-t-on, alimentera une centrale hydroélectrique dotée de sept turbines d’une puissance de 60 MW chacune, fonctionnant au fil de l’eau et éclusées aux heures de pointe. Il est aussi prévu la construction d’un poste de production et d’une ligne de transport d’énergie en 225 KV d’une longueur de 50 km, pour évacuer l’électricité produite jusqu’au poste d’arrivée de Nyom 2, à l’entrée nord de Yaoundé.

Cofinancé en mode Partenariat public-privé (PPP) par le gouvernement du Cameroun, Electricité de France (EDF), l’Agence française de développement et la Banque mondiale à travers la Société financière internationale, le barrage de Nachtigal devrait accroître l’accès à l’énergie.

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Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre
« Le management mis en place a permis de faire des progrès »

C’est un projet d’infrastructure. Dans ce genre de projet, le design peut prendre du temps, mais une fois qu’on commence le travail, compte tenu de la nature des opérations, il peut aller rapidement. Mais ici ce que je voudrais relever comme force c’est l’alliance des différents acteurs, qu’il s’agisse du gouvernement, des maîtres d’œuvre ou de Nhpc, afin que la réalisation puisse s’opérer dans le temps et que les financements aussi ne fassent pas défaut. Malgré la complexité de l’ouvrage, je pense que la qualité des hommes et des femmes, mais également le management mis en place ont permis de faire des progrès. Outre de la complexité qui caractérise les opérations de cette nature au niveau international, le Cameroun a pu réduire les retards causés par la Covid-19. C’est l’occasion pour moi de féliciter tous les acteurs impliqués dans la réalisation de cette infrastructure. Mais également les acteurs qui apportent les financements l’Etat ou nous-mêmes. Quand je dis, nous-mêmes c’est tout le groupe de la Banque mondiale.

Vincent Leroux, directeur général de Nhpc
« Cet ouvrage respecte toutes les règles de l’art »

Lors des essais de mise en eau du barrage, il y a effectivement eu des fuites au niveau des joints. Et l’objet de ces essais c’est précisément de les manifester pour pouvoir les réparer par des injections. Il y a également des pressions sous-jacentes importantes, qui sont drainées par des drains et qui doivent couler pendant toute la durée de l’ouvrage. Il n’y a donc rien d’inquiétant. Ce qui est d’ailleurs confirmé par tous les bureaux de contrôle qui nous contrôlent. Il s’agit du bureau Veritas pour nous même ; les prêteurs ont aussi un bureau de contrôle international qui vient régulièrement, et enfin, dans le cadre du contrat de concession, il y a l’assistance technique du ministère de l’Eau et de l’Énergie qui vient effectivement faire des missions, et qui a pu rassurer le ministre sur la bonne tenue des ouvrages. Quelque chose qui a pu être constaté aujourd’hui par l’ensemble des visiteurs. Il n’y a donc ni fuite ni péril sur cet ouvrage qui respecte toutes les règles de l’art.Nous attendons la première synchronisation, le groupe numéro 1 sera livré à fin décembre mais l’étape essentielle pour terminer les essais se fera probablement en début février pour la mise en service du groupe numéro 1 et fin mars le groupe numéro 2 sera mis en service. Les autres suivront ainsi tous les mois jusqu’au groupe numéro 7. Chaque groupe apporte une capacité 60 mégawatts supplémentaires jusqu’à la mise en œuvre définitive de l’ouvrage. Le taux d’avancement des travaux se situe à 91% au 31 octobre 2023. Ces travaux avancent sereinement et l’ensemble des parties prenantes au projet sont déterminées à livrer le premier des sept groupes de l’aménagement, soit 60 MW, en fin décembre 2023.

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