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La dette du Congo atteint 98% du PIB

Pour un PIB de 6 111 milliards de Fcfa la dette du Congo a été évaluée à 6016,5 milliards de Fcfa au 31 décembre 2020 selon la Caisse congolaise d’amortissement.

Au 31 décembre 2020, la dette publique du Congo s’élève à 6016,5 milliards de Fcfa, soit 98 % du PIB qui est évalué à la même date à 6 111 milliards de Fcfa. L’information a été rendue publique par la Caisse congolaise d’amortissement (CCA). Selon cette institution, cette dette était estimée à 6134,9 milliards de Fcfa soit 92% du PIB (6 663 milliards de Fcfa, NdlR) en 2019 et 20% en 2010. Selon la note de conjoncture, la hausse du taux d’endettement à 98% est due à la reprise de la croissance et à l’augmentation des recettes budgétaires. La Dette Publique congolaise est composée de 63% de dette extérieure et 37% de dette intérieure. Dans les détails, la situation de la dette laisse entrevoir un encours de la dette extérieure hors arriérés de 2 992,75 milliards et des arriérés de 774,66 milliards, soit 3 767,4 milliards de Fcfa au total. La dette intérieure Dette Intérieure qui est de 2 249 ,080 milliards de Fcfa est repartie en 890,67 milliards d’encours hors arriérés et 1 358,4 milliards d’arriérés.

Le montant relativement élevé des arriérés s’explique principalement dans le rapport par « la suspension des paiements à l’égard de certains créanciers bilatéraux (Fonds d’Abu Dhabi et Angola) en attendant la signature des conventions de restructuration de ces dettes dans le cadre de l’initiative Ppte; la non-signature des accords de consolidation avec quelques créanciers fournisseurs ayant refusés de traiter leurs dettes conformément aux conditions de l’initiative Ppte pour le Congo, telles que présentées dans l’offre globale d’apurement faite par le gouvernement le 13 février 2008 (près 50% des arriérés) et la suspension des paiements d’une partie de la dette intérieure en attendant les conclusions des audits en cours, confiés à des cabinets indépendants, recrutés sur une base concurrentielle ».

Evolution de l’encours

En effet, selon la CCA, le stock de la dette publique congolaise a globalement évolué à la baisse entre 2004 et 2010. « Il est notamment passé de 3 945,76 milliards de Fcfa à fin décembre 2004 (date du point de décision) à 1 565, 52 milliards de Fcfa à fin décembre 2010 (point d’achèvement). Cependant, le stock de la dette publique s’est de nouveau orienté à la hausse sur la période 2011-2020, en passant de 20% du PIB en 2010 à 98% du PIB en 2020 avec un pic à 117% en 2017 », a indiqué le rapport.

Les engagements de 2020

Dans le cadre de la signature de l’accord triennal de juillet 2019 avec le FMI, le Congo s’était engagé à ne plus contracter des prêts non concessionnels durant toute la période de consolidation. Il est désormais astreint à un élément de concessionnalité de 35% au moins. Conformément aux objectifs de restructuration de la dette publique contenus dans le cadrage négocié avec le FMI, aucun nouvel engagement n’a été contracté par le gouvernement congolais pour le financement de ses projets sous forme de prêts non concessionnels au cours de l’année 2020. En conséquence, conclut la note, « la politique d’endettement est restée prudente en 2020 ».

Par ailleurs, la stratégie d’endettement du Congo de 2020 a une fois de plus, porté principalement sur « la mobilisation des ressources concessionnelles auprès des partenaires au développement ». Selon la CCA, la politique des nouveaux financements sous la période en revue a été marquée par la recherche d’un maximum de prudence. « Pour faire face à la réduction de ses marges budgétaires accentuée par les impacts sanitaire, économique et social de la crise Covid-19, et pour atteindre une composition du portefeuille (encours de la dette publique) de 66 à 70% de dette extérieure et de 30 à 34% de dette intérieure afin de réduire le risque de change, l’Etat à l’image de l’année 2019, a été obligé de compléter les financement extérieurs classiques par le recours aux émissions de titres de dette sur le marché intérieur », peut on lire. Ainsi, poursuit la note, des opérations d’émission et de gestion des titres publics à souscription libre par adjudication ont été menées par le Trésor Public en 2020. En effet, le Trésor Public congolais a été très actif sur le marché monétaire en 2020. Le compartiment des obligations du trésor assimilables (OTA) qui a connu sa première émission au premier semestre de l’année 2019, s’est davantage développée en 2020 avec pas moins de six (6) émissions. Au 31 décembre 2020, l’encours de ces titres publics s’élève à 200,1 milliards de Fcfa.

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