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Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal et président de l’Institut panafricain de stratégie « paix, sécurité, gouvernance », sur « l’hyper-balkanisation » de l’Afrique, In RFI.

En 2013, quand on m’avait demandé de faire le bilan des 50 ans de l’OUA, j’avais dit que le bilan était mitigé. Mais j’avais dit que, dans les cinq objectifs principaux que je reconnais, le renforcement de l’intégration, le développement économique et social du continent, etc., je retenais en fait qu’il y avait un seul objectif qui avait été atteint : réussir la décolonisation du continent et mettre fin à l’apartheid. À part ça, au lieu de mettre fin au processus de balkanisation de l’Afrique, on a accéléré la cadence. C’est ce que nous appelons « l’hyper-balkanisation de l’Afrique » : on était 32 États en 1963, on est passé à 54 États en 2013, et aujourd’hui encore, avec tout ce qui se passe, il n’y a pas encore une dynamique qui nous donne l’espoir que nous allons régler définitivement la question de la balkanisation et construire les États-Unis d’Afrique.

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