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Mondial 2022 : Le prestige au-delà de l’argent pour le Qatar

Le gratin du football mondial se réuni dès ce 20 novembre 2022 au Qatar, dans le cadre de la 22ème édition de la coupe du monde de football, l’évènement sportif le plus regardé de la planète après les Jeux olympiques. Pendant un mois, les yeux de tous les férus du ballon rond seront rivés vers ce pays du Moyen Orient d’à peine 11571 Km2, pour seulement 2,9 millions d’habitants.

Faut-il encore le rappeler, l’attribution de l’organisation de cette compétition à ce pays en 2010 avait suscité de nombreux remous avec en toile de fonds, des soupçons de corruption. Surtout que la Nation arabe ne faisait pas office de favorite face par exemple à un mastodonte comme les Etats-Unis d’Amérique. D’ailleurs, quelques mois après la désignation du Qatar, le gouvernement allemand avait fait part de son étonnement, qualifiant le choix de la Fifa « de partiellement surprenant » selon son porte-parole Steffen Seibert.

Une situation d’autant plus ambiguë dans la mesure où le climat du Qatar, territoire désertique qui occupe une petite péninsule plate dans le golfe Persique, offre des hivers très doux comme en ce moment, mais à l’inverse des étés très chauds et ensoleillés, avec des températures avoisinant les 40 degrés du fait de la proximité avec le désert de Rub-al-Khali, l’une des régions les plus chaudes du monde. Toutes choses ayant bien évidemment contraint en 2014 la Fédération internationale de football association (Fifa), à modifier le calendrier de la compétition qui se déroule habituellement de juin-juillet, à la période novembre-décembre.

Conscient de toute cette pression et dans le souci démontrer sa capacité à abriter un Mondial de football, le Qatar a décidé de sortir l’artillerie lourde sur le plan financier pour accueillir cette compétition dans les meilleures conditions. Les dirigeants du pays ont évoqué le chiffre faramineux de 220 milliards de dollars (139.560 de Fcfa) pour couvrir les frais d’organisation, soit pratiquement 128 fois le budget annuel d’un pays comme le Cameroun. Ce qui en fait le Mondial le plus cher.

En effet, outre la construction des stades, cet argent a servi à la réalisation d’innombrables infrastructures (lignes de métro, hôtels, aéroports, routes…). Comparé à d’autres pays, la Russie avait déboursé seulement 11,6 milliards de dollars (7 357 de Fcfa) pour accueillir la même compétition il y a quatre ans, contre 15 milliards de dollars (9 514 de Fcfa) en 2014 pour la Brésil, et environ moins de 7 milliards de dollars (4440 milliards de Fcfa) pour les éditions précédentes.

Si l’organisation d’une coupe du monde de football est une preuve de notoriété et de prestige pour le pays d’accueil, l’évènement charrie également de grands enjeux financiers. A côté du boom touristique évoqué par les économistes du sport au sein de pays hôte (en 2010 par exemple, l’Afrique du sud a accueilli 309 000 touristes qui ont dépensé environ 400 millions de dollars, d’après les études du département du tourisme, citées par deux économistes de la Banque mondiale), l’on évoque des retombées pour l’industrie de l’hôtellerie et la restauration, et aussi pour les entreprises opérant dans le domaine de la technologie sportive. Le chiffre de 17 milliards de dollars de retombées économiques a d’ailleurs été évoqué par le Comité d’organisation. Une somme insignifiante par rapport au montant investi. Même si l’on parle en outre, de la médiatisation massive qui va contribuer de manière certaine au rayonnement du pays hôte, à plus ou moins long terme.

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